Marcel Van mort dans un camp de rééducation communisme pour l’Eucharistie
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En Mai 1957, Van est prisonnier depuis deux ans déjà, Il est transféré au camp de Yên Binh, dans la Province de Yên Bâi au Vietnam, à plus de cent cinquante km au nord-ouest de Hanoï… Toujours prêt à soutenir les prêtes dans leur ministère, Van s’échappa un jour pour aller leur chercher l’Eucharistie dans une paroisse voisine du camp. « Nous avons faim de l’aliment divin ». Déguisé en femme, la tête revêtue d’un voile, il parvint à tromper la surveillance des gardes. On lui a indiqué la maison d’un notable qui pourra le conduire au curé. Il s’y cache jusqu’au soir. Son évasion a été découverte et finalement retrouvé. Sans opposé de résistance et calme, on le ligota et on le reconduisit au camp. Sur le chemin, il fut violemment battu et jeté au cachot à son retour. Il en ressortit après plusieurs mois, ravagé par la tuberculose et le béribéri. Le 10 Juillet 1959, vers midi après une longue agonie Van rendit son dernier soupir. Une heure après que Van eut expiré, les gardiens le firent ensevelir. Les Chrétiens au complet demandèrent à l’accompagner jusqu’au lieu de l’inhumation. Quatre prisonniers d’un camp voisin seulement furent autorisé à porter son corps. On l’enveloppa d’une natte son corps et on alla le déposer en terre.
Extrait p. 182-184 du livre « Marcel Val ou l’infini pauvreté de l’Amour. » de Gille Berceville Aux Éditions de L’Emmanuel

Frère Gilles Berceville

Cette semaine, le Père Gilles Berceville vient évoquer son parcours spirituel dans l’ordre des frères prêcheurs. Né en 1961, ce dominicain enseigne la philosophie médiévale et la théologie dogmatique à l’Institut catholique de Paris. Prêtre et professeur à la fois, ce nouvel invité parlera aussi de Marcel Van, un jeune rédemptoriste vietnamien dont la cause de béatification est portée à Rome. Le père Gilles Berceville lui a en effet consacré un livre en 2009 aux éditions de l’Emmanuel : Marcel Van ou l’infinie pauvreté de l’Amour. Sur le plateau d’ « Un coeur qui écoute », notre invité dominicain revient sur le parcours spirituel de Van qui eut des dialogues avec sainte Thérèse de Lisieux, avec Jésus et avec la Vierge Marie. Dix ans avant sa mort en 1959 dans un camp vietminh, ce religieux vietnamien écrivait à son supérieur : « Qui peut connaître la force de l’amour, qui peut en connaître la douceur… Viendra un jour où je mourrai, mais je mourrai consumé par l’amour. »

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