France : Crise. Un Rmiste échange rein contre un CDI ! Bientôt, les mots nous manquerons, pour dire ce qui se passe dans l’arrière boutique de nos sociétés.
Par admin • 17 mai, 2009 • Catégorie: CITOYEN, EDITO •Signe de désespérance face à la crise, épiphénomène, coup de pub, où la France deviendrait-elle une province Brésilienne où se pratique de tels procédés dans les Favelas, en Inde voir en Chine. La marchandisation d’une partie du corps contre un emploi, un peu d’argent ? A ce rythme, notre pays risque de se réveiller avec la gueule de bois, pour refuser de voir le tragique qui s’annonce. Le réveil va être brutal, face à la tiers-mondisation d’une partie de la France pendant qu’une autre, continue à ne rien voir, à minimiser les problèmes, à faire comme si de rien n’était. La France valait mieux que cela. Je suis triste pour mon pays de voir qu’une partie de lui même s’arroge tout les droits, pendant que l’autre affronte comme elle peut, comme je le constate aussi autour de moi, les premiers signes d’une barbarie rampante, dans le sens où les instincts de survie prime sur tout le reste. On pourra toujours dire comme beaucoup le feront, qu’ils sont un peu déranger, qu’ils se débrouillent mal, faire en sorte de minimiser la responsabilité de ceux qui se portent bien, qui ont un emploi, bavardeurs professionnels qui théorisent dans leurs bureaux aseptisés notre pauvreté, sans rien comprendre de ce qu’est un homme ou une femme, touchés par le chômage dans une société qui a ériger le travail, l’argent, la culture transformée en spectacle de masse comme valeur suprême, alors même que depuis 10 ans, on sentait poindre une crise économique et de valeurs, se voyant comme le nez au milieu du visage. Bientôt, je vous le dis, les mots nous manquerons pour dire ce qui se passe dans l’arrière boutique de nos sociétés. Mais j’ai appris qu’il est toujours possible de relever la tête, d’espérer ensemble à un nouveau modèle de vie collective…Problème ! Avec qui le faire ?
« Vendredi 15 mai, un RMiste de 43 ans a passé une annonce sur Internet: échange rein contre CDI. Le même jour, on apprenait que Nicolas d’obédience Chrétienne et Carla Sarkozy , avaient « craqué » pour l’appartement d’Yves Saint Laurent, d’une valeur de 10 millions d’euros. » Ma lutte contre ces faux Chrétiens sera sans faille. Croyez le bien.
Il échange son rein contre un CDI: « Si ça peut m’aider »
Témoignage Le Post. Eric Dalle-Tezze, électromécanicien, propose un de ses reins à celui qui lui fera signer un CDI. Il
A 40 ans, Eric, qui vit avec sa fille de 10 ans à Agen, en a tout simplement « ras-le-bol. »
Ça faisait « bien longtemps » que ça lui trottait dans la tête, nous dit-il. Lundi, il s’est jeté à l’eau: il a déclaré à La Dépêche être prêt à échanger son rein contre un CDI.
Se disant au bout du rouleau, il explique sa décision au Post:
Comment allez-vous?
« J’en ai ras-le-bol. De la précarité et de la galère. Mais de l’intérim surtout. A chaque fois, il faut s’adapter, faire ses preuves, recommencer, pas savoir si tu vas travailler ou pas travailler, c’est toujours la même chose. »
Ça fait combien de temps que vous êtes en intérim?
« 10 ans. Pourtant j’ai 40 ans, et mon boulot je commence à le connaître. Avec l’intérim, aujourd’hui t’es ici, demain t’es là-bas. Tu peux rien prévoir. Maintenant, j’aimerai bien avoir une maison à moi, par exemple, et faire des projets, au moins un peu. Et avec cette situation qui traîne, c’est pas possible. »
Comment vivez-vous?
« Honnêtement, je vis pas, je survis. Je me débrouille, y a des hauts et des bas. Quand je travaille, ça va encore, même si c’est dur quand même. C’est quand je bosse pas que c’est très difficile. »
Qu’est-ce qui est le plus dur?
« Tout. Je me prive. Faut toujours faire très attention. Par exemple des fois j’ai besoin d’habits, mais j’en achète pas car j’ai pas les moyens. Les loisirs, j’en parle même pas. »
Vous travaillez en ce moment?
« Alors justement: je travaillais en intérim depuis le 11 juin. Mon boss m’avait dit que c’était pour 3 mois. Ça devait donc aller jusqu’à mi-septembre. Et en fait ça s’est fini le 14 août. Voilà. Donc, non, là, je bosse pas. »
Qu’est-ce qui a vous a poussé à proposer un rein contre un emploi fixe?
« J’y pensais depuis un moment quand même. Là c’était le ras-le-bol de trop, alors je me suis lancé. Si quelqu’un a besoin d’un rein et qu’en échange on me propose un CDI, moi j’dis ‘pourquoi pas?’ »
Vous êtes vraiment prêt à le faire?
« Oui. Il y en a qui vivent très bien avec un rein en moins. Alors pourquoi pas moi? »
Ne cherchez-vous pas seulement à faire un coup de pub?
« Non. Ma démarche est d’essayer de trouver un travail stable et si quelqu’un a besoin d’un rein alors je suis prêt à faire l’échange, c’est tout. »
L’échange que vous proposez est impossible légalement…
« Je l’ai su après. J’ai été à La Dépêche lundi, et j’ai appris mardi, le lendemain, que ce n’était pas possible. »
Est-ce que cela change quelque chose pour vous?
« Non, ça change rien. Mon envie de trouver du travail est toujours aussi forte, alors ça ne change rien. »
Qu’espérez-vous maintenant?
« Que la situation se débloque. Que je trouve des contacts d’entreprises et un métier dans ma branche. »
On vous a contacté?
« Oui, cet après-midi justement. Bon, c’est pour travailler dans le poisson, rien à voir avec mon domaine. Je vais attendre un peu, mais après je vais pas faire le difficile non plus… »
Un RMiste échange rein contre CDI
Prêt à donner son rein contre un emploi
Près de 6 000 personnes sont en attente d’une greffe de rein en France. Contre un emploi stable, Alain est prêt à donner l’un des siens.
Il propose son rein contre un emploi
Alain Canovaro, 43 ans, est loin d’être un illuminé. Au contraire. Il a un sens aigu des réalités. « Je suis RMiste, et je n’ai aucune envie de le rester », dit-il d’entrée. Toulousain de naissance, Alain travaille quinze ans comme agent hospitalier à Purpan, puis une dizaine d’années comme conducteur de bus à la Semvat. Il est licencié en 2002. « J’ai fait une dépression nerveuse suite à mon divorce, et j’ai perdu mon emploi. » Jusqu’en 2008, il vit à l’étranger, en Thaïlande, au Maroc, où il devient entraîneur de chevaux de course, puis au Sénégal, mais la crise le ramène en France. « Je n’ai jamais dépendu de personne, dit-il. Je veux faire les choses par moi-même. » Comment, après quelque six mois de recherche d’emploi, cet enfant de la DDASS a-t-il eu l’idée d’échanger un rein contre un emploi ? « Pourquoi le rein ? C’est venu peut-être de mon père adoptif, qui avait dû subir une ablation d’un rein, et à qui j’avais promis de lui donner l’un des miens, s’il avait un problème avec celui qui lui restait. »
Alors avec l’aide d’une amie (il n’a pas internet), Alain dépose hier une dizaine d’annonces sur des sites de recherche d’emploi. « Je sais ce que je risque médicalement, mais mon père adoptif vit bien avec un seul rein, alors pourquoi pas moi ? Et surtout, j’assurerai mes arrières. Il ne faudrait pas que je donne un rein, et qu’on me vire au bout de trois mois. Je veux un emploi stable. Je vais m’entourer d’avocats », dit-il très sérieusement. « Beaucoup de gens sont à la recherche d’un rein, pour soi ou pour un proche, peut-être un chef d’entreprise, qui aura le pouvoir de me donner un emploi. De toute façon, personne n’engage, j’ai envoyé déjà des centaines de CV, et personne ne veut de moi. J’aimerais bien travailler de nouveau dans le domaine hospitalier. Et je m’engage à me faire opérer dans l’établissement qui voudra bien me recruter. Dans la crise, il faut chercher des issues. Moi, j’ai trouvé celle-là. En plus, je ferai quelque chose de bien. »
Elle se vendait sur eBay
En février dernier, Aminata Diarra, une jeune Toulousaine de 26 ans en recherche d’emploi, s’était mise aux enchères sur eBay pour une somme de départ de 1€, afin d’attirer l’attention d’éventuels recruteurs. Elle n’avait reçu aucune enchère mais avait été vue par 500 internautes en quatre jours, avant d’être retirée pour non-conformité à la charte du site. Pour le cas d’Alain, la loi du 6 août 2004 relative à la bioéthique est claire : on ne peut faire don d’un organe, de son vivant, qu’à un membre de sa famille ou à quelqu’un avec qui on vit depuis au moins deux ans. Sa proposition n’a donc aucune chance d’aboutir légalement.
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