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Robert Capa, photographe de guerre, l’anti-Nachtwey, aurait trafiqué une photo qui a fait sa légende ! Le républicain espagnol.

Par • 9 avr, 2008 • Catégorie: CITOYEN, EDITO

« Depuis 30 ans le doute persiste. Et si la photo mythique du républicain espagnol tué en pleine tête par une balle n’était qu’une mise en scène de Robert Capa. On évoque l’absence de négatifs, versions contradictoires, l’impossibilité d’identifier avec certitude le soldat mort. D’ailleurs, il n’y a pas eu un, mais deux républicains tués par balles et photographié par Capa. Deux instantanés de la mort réalisés sous le même angle, le même jour, au même endroit, à la même heure. Avec l’ennemi supposé, tirer dans le dos du photographe, difficile ne pas croire à une mise en scène. Quand on superpose les 2 photos, on s’aperçoit que le sol du champ est resté le même, le ciel est le même, au nuage près !

Un ancien combattant, de la guerre d’Espagne raconte comment Capa, m’était parfois en scène de fausses attaques. Une supercherie que le réalisateur de ce beau documentaire, tente de minimiser à l’évocation inspirée, que vraie ou fausse, la Photo de Capa, serait celle dont rêve tous les photographes de guerres. Le réel sans fard, la mort nue ! L’impossible a voir. Temps suspendu ou la mort et la vie sont comme saisie.

Il a envoyé la photo à Paris dans des rouleaux, sans signaler l’importance de ces clichés. Il ne se doutais pas, que quelques mois plus tard, il deviendrait un photographe célèbre. « Parce que je photographiais avec cette appareil, dira-t-il ironique, un homme au moment ou il se faisait descendre !

Il fait apparaitre la photo avec cette légende. Un soldat espagnol au moment précis ou sa tête est atteinte par une balle.

Les Américains ont la sensation du jamais vus…tous sont sidérés. »

Résumé de France 5 (Histoire de se racheter aussi)

La photo qui servit de symbole à toute la guerre d’Espagne, celle de ce républicain fauché par une balle fasciste, qui s’écroule en laissant choir son arme, serait en fait une simple mise en scène : son auteur, qui parvint au faite de la gloire grâce à elle, s’appelait Robert Capa. Ce documentaire, consacré à ce photographe mythique, a pour ambition première de dévoiler le vrai visage de celui qui, toute sa vie durant, voulut devenir le reporter de guerre qu’on avait cru qu’il était à la parution de cette photo. Il raconte l’histoire d’un homme qui, après avoir trompé le public, s’acharnera à se racheter, en risquant sa vie sur tous les théâtres des opérations militaires à travers le monde (depuis les plages du D-Day, jusqu’à la jungle indochinoise). En envisageant le parcours d’un  » damné « , dont la véritable biographie a longtemps été tenue secrète par sa famille comme par ses proches collaborateurs, le film se propose d’être, par la même occasion, une fresque passionnante de la première moitié du XXe siècle vue par un de ses observateurs les plus privilégiés…

Un peu plus de cinquante ans après la disparition de Robert Capa, ce film livre un portrait inattendu de cet homme, auteur de 75 000 clichés, témoin de cinq guerres et l’un des fondateurs de l’agence Magnum. Mais qui se cache derrière le photographe et la légende ?

Robert Capa n’existe pas. C’est un nom, un personnage, l’ombre d’Endre Friedmann, un Juif d’origine hongroise qui sera le père du photojournalisme. Budapest, Berlin, Paris et enfin les Etats-Unis, sa vie est une longue errance.

Apatride, il prend finalement la nationalité américaine en 1946. Sa rencontre avec Gerda, en 1934, une réfugiée juive allemande d’origine polonaise, est décisive. Elle lui apprend tout, invente le personnage de Robert Capa et son allure de photographe américain pour mieux vendre ses photos.

Il s’approprie ses clichés, lorsqu’ils partent en Espagne en 1936. La célèbre photographie prise à Cordoue légendée « Un soldat espagnol à l’instant précis où sa tête est atteinte par une balle » est un choc. Elle fait naître la légende et le doute : serait-ce une mise en scène ? Un an plus tard, Gerda trouve la mort en Espagne. Il ne s’en remettra jamais. L’homme est cynique, désabusé.

L’âge d’or du photojournalisme

La Chine en 1938, la Seconde Guerre mondiale avec les opérations d’Afrique du Nord, la libération de l’Italie, il parcourt le monde mis à feu et à sang pour saisir, toujours « le plus près possible », les visages et les hommes.

Il est le seul reporter photographe à participer à la première vague du débarquement d’Omaha Beach dont il ne reste que onze images. La légende continue. Pour oublier, il y a l’alcool, le jeu, les femmes.

En 1947, il fonde l’agence Magnum avec Henri Cartier-Bresson, David « Chim » Seymour, George Rodger et William Vandivert. En 1948, il couvre la création de l’Etat d’Israël, un sujet qui résonne en lui.

Il meurt en Indochine en 1954, emportant ses secrets avec lui. Depuis, sa mémoire est sous clé.

James Nachtwey

Je lui préfère James Nachtwey, dont j’avais vu son documentaire (Photographe de guerre) et qui vaut son pesant d’or. Par sa profonde méditation, son humilité, la conscience d’un métier qui fonctionne comme une drogue, ou la mort est omniprésence et la sienne à tout moment derrière les bruits en déroulés et rapide, de l’objectif. Mais elle parait ne jamais arriver comme prolongeant l’agonie du photographe, la pellicule trempée dans le sang et la tragédie, au quatre coin d’un monde, indifférent pour partie, anesthésié par l’occidentalisation et le spectacle, selon les propres mots de Nachtwey. Une réflexion amère, de ce photographe hors du commun, qui fascine ces compères pour être toujours là, au bon moment, au plus près du chaos, et qui me parait être le grand, non par ses clichés, mais surtout, cette conscience d’un humanité sans borne, confrontée à une responsabilité en tant que photographe, qui dépasse les cadres de son métiers. Une vision quasiment mystique ressort de ce documentaire exceptionnel. James Nachtwey War Photgrapher


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